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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 21:18


 

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Le soir, lorsque le soleil rougeoyant s’efface devant l’obscurité inquiétante, le Sarkosorus Rex regagne sa tanière et s’effondre sur la couche familiale, tressée avec amour par sa femelle, un grand animal efflanqué, ramené d’une migration d’hiver, sur les bords de la méditerranée.

En période de glaciation parisienne, lorsque les nuits sont si longues et l’air si vif, les principaux meneurs de la harde vont chercher au nord du continent africain des troupeaux de viandes fraîches susceptibles d’épancher leur appétit de carnivores. Ils sont accueillis par des Mamoubaraks, espèce en voie de disparition et des Benalicantrops  dont le cuir épais ne résista pas au formidable processus d’évolution.

 

Le Sarkosorus Rex est inquiet. Son troupeau ne cesse de décroître et il va falloir se lancer dans une seconde transhumance. Tous les cinq ans environ, ces animaux doivent s’investir dans une quête longue et difficile à la recherche de fleurs rares et convoités, les élyséris, que l’on apercevait au haut des collines. Les dernières ont flétri avec l’hiver et trouver de nouveaux pâturages va devenir une nécessité.

 

 

tyrannosaurus.jpg

 

Le Sarkosorus Rex, n’est pas un grand dinosaure, comme le diplodocus et  sa vision du monde est limitée par sa petite taille. Même debout, il ne dépasse pas les hautes herbes. Lorsque sa femelle le prend dans ses bras, elle n’aperçoit que son crâne couvert de poils épais où grouille de multiples insectes. Mais il est vif, nerveux. Il compense son physique ingrat simple (contrairement au physique ingrat double) par une combativité héritée des  luttes ancestrales dans les steppes polonaises contre les Chiracovores, de grands mâles  osseux et bigleux, gorgés de choucroute et de bière.

 

Le petit Sarko, c’est ainsi que l’appellent affectueusement les antropolitologues du XXIème siècle, aura à se méfier des bêtes féroces, qui, tapies dans l’ombre, guettent le moindre faux pas de l’animal énervé.

Il y a là le fort Alamo-sorus, venu du strauskanien inférieur, herbivore à forte corpulence qui écrase tout sur son passage, mais ne passe pas souvent.

 

DA.JPG

 

Puis le Smilodon gracilis, fatalis ou royalis, qui a des sabres à la place des cornes et bouffe tout. Même ses amis, surtout ses amis. Le problème avec le smilodon, c’est qu’il dévore avant de réfléchir d’où ses problèmes de digestion. Sa dernière chasse lui est restée sur l’estomac.

L’ Artiodactyle, ancêtre de la girafe, a donné plus récemment l’okapi et le villepini. C’est un ruminant et, comme la vache, il regarde passer le train du souvenir et rumine sa vengeance avant d’aller à l’abattoir.

 

 

knmariqj.jpg


 

Dans cet environnement hostile, le petit Sarko arrivera-t-il à brouter des élyséris?

Là où la préhistoire s’arrête, l’histoire commence…

Là où la volonté s’arrête, le destin s’emmêle…

Là où les décis bêlent, le loup s’envoie la biquette…

 

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Published by PIGA - dans humour
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commentaires

Rachel Desir 12/04/2011 22:07


Moi j'aime bien votre style! Moqueur à souhait... Mais aussi très réaliste.


Jourdebuzz 23/02/2011 08:54


Bravo pour cet article plein d'humour ...


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