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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 17:32

Bien sûr, pour compléter la panoplie du parfait plagiste, en plus de la pelle dont auquelle je cause dans l’article précédent, on trouve le sot et le ballon.

Ballon rond, faut-il le préciser. Le plus populaire sur nos plages avec son rebond prévisible, sa forme rassurante, sa jovialité apparente. Rien que du bonheur !

Regardez ce père qui lance le ballon avec ses pieds. Il pratique l’engueulade pédagogique avec son fils incapable de le rattraper. Il pratique aussi la claque pédagogique lorsque le ballon est mal lancé.

Regardez cette mère de famille, une ancienne belle femme qui s’éclate (pas le ballon, l’ancienne belle femme) avec sa fille. Elle pousse de petits cris stridents quand la balle arrive, court quand la balle lui échappe, ses seins fripés ballottent dans tous les sens, même les plus interdits. Elle ensable le voisin de droite, s’écroule sur le voisin de gauche, s’effondre dans une flaque salée, hoquette de plaisir sous l’œil affligé de sa fille partie se cacher sous la serviette.

Puis y’a le cabot qui joue au clébard sur la plage refusée aux chiens. Il croque dans le rond, secoue sa grosse tête aplatie et baveuse puis s’attaque à la glace d’un gosse. Un beau gosse pleurnichard à souhait qui empêtre ses doigts dans la boule qui fond. Une magnifique glace à la fraise si l’on en croit sa belle couleur framboise qui pleure le congélateur perdu et le réchauffement de la planète. D’un coup de langue la glace perd la boule, tombe sur le sable. Le gosse la ramasse et la remet dans le cornet. Au second coup de langue le chien emporte le tout, y compris la main du gosse, la recrache (pas la glace, mais la main du gosse), lève la patte sur un vieux chauve qui ronfle. Le fils du vieux, un jeune chauve longiligne, agresse le chien avec la version papier du Figaro. Un témoin de la scène porte plainte pour maltraitance aggravée sur animal pissant dru. L’association des défenseurs du Figaro porte plainte pour maltraitance de journal officiel, l’association des défenseurs du Figaro Madame porte plainte pour non respect de la parité entre les chiens les journaux et les femmes.

Que fait la police ? Avec assurance. Elle est dépêchée lentement. Une cellule psychologique est mise en place. Elle accourt avec à sa tête un déprimé alcoolique qui préconise la mise au verre. Si rose et déjà vert !

Après la pelle et le ballon, il reste le sot. Aujourd’hui, on est gâté. A marée basse, pleins de sots déferlent sur la plage. Ils sont de toutes les couleurs et de toutes les tailles et aussi de tous les âges.

Ces jeunes gens sont accompagnés d’une belle Zahia blonde qui porte les ballons dans son sous tif. Ils sont coachés par un vieillard à la mine aussi grise que les cheveux. Il est comme l’oiseau sur la branche, serin.

Les ballons passent de mains en mains (les vrais, pas ceux de Zahia), puis on les tire (les ballons, pas les Zahia).

Enfin les choses sérieuses s’annoncent. Les plus vieux de l’équipe courent après la balle sans la rattraper. Les plus jeunes attendent la balle sans la recevoir, le goal regarde passer la balle. L’arbitre cherche la balle. Zahia déballe, le coach remballe. Ce n’est pas du baise balle, c’est du foot ball.

En face il y a plein d’américains fréquentables… ceux du sud.

Pour aller au charbon, ils se chauffent à la coke, de la poudre noire qu’ils se mettent dans les trous de nez.

Une rencontre de ce niveau est un évènement mystique.

On croirait un rassemblement évangélique. Les joueurs se signent avant le match, ils lèvent les yeux au ciel, bégayent des incantations, s’agenouillent après les buts, se roulent par terre en signe de douloureuse rédemption. Ils se baptisent à l’eau fraîche et puis… Miracle, apparait le Messi! Mais si, il est argentin.

A force de marcher sur l’eau, les hommes attrapent un ballon dans leur filet et se congratulent après la pêche. C’est de bon thon

Pendant ce temps le chien a été libéré sous caution. La liberté de la laisse ça le rend foot. Il déboule sur la plage, ne se laisse pas séduire par les fesses moles et grasses, dédaigne les glaces à la vanille, méprise les chauves et se concentre sur le ballon dont le cuir sent le sel et la sueur des pieds. Un véritable bonheur pour cet animal qui n’a pas fini de nous surprendre par la complexité de sa réflexion. Il n’a pas inventé l’eau chaude, mais au niveau baballe il a emmagasiné des siècles de chromosomes.

Petit pont, grand pont, double contacte, roulette, coup du sombrero, planté de crocs, dégonflage de la bulle spéculative, tri sélectif, enfouissement des déchets.

La bête est acclamée par une foule en délire.

Le chien frétille de la queue et se précipite sur la belle blonde pour se faire caresser dans le sens du poil et plus si affinité.

Le soir tombe, la marée monte, la brume distille ses fines gouttelettes dans la moiteur de la soirée (en voilà une formule de grand écrivain !). Sur fond de soleil incandescent (encore du grand Piga !) des vélos se détachent sur ce décor de carte postale.

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